STOP Genève

STOP Genève

No 1156

240 x 350 cm

Résine, acrylique et enduit routier sur toile

2014

Prix: 9000 CHF

  • INFORMATION

    Les toiles sont revêtues avec des peintures de sol, puis les marquages se font avec de l'enduit routier à l'aide des mêmes chablons qui servent à marquer nos routes. Les mêmes chablons, la même échelle, les mêmes enduits qui font des toiles des reflets de morceaux du bitume que nous foulons au quotidien.

    Elles seront laissées des semaines sur la chaussée. Ainsi, elles sont exposées aux agressions extérieures des véhicules. Au fil du temps, ces agressions laissent leurs empreintes sur les toiles.

    Ces empreintes sont le témoins des rejets quotidiens sur les sols de nos routes. Ainsi la pollution quotidienne, révélée par cette démarche devient art.

  • PARCOURS DE L'ARTISTE

    Nicolas Noverraz, artiste suisse né en 1969 , est diplômé de l'école Ralph Fink et de la faculté de géographie de l'université de Genève. Artiste plasticien indépendant, il a participé à plus d'une centaine d'expositions de 1995 à ce jour essentiellement en Suisse mais également à Paris, Barcelone, en Allemagne et au " London Contemporary Art" -Londres. Membre artiste de la nufnuf-art fondation. Il est décrit comme "peintre et poète de l'urbanité". Refusant de sombrer dans une lourde critique du monde de la consommation, Nicolas Noverraz préfère nous lancer des clins d'oeils pour nous inciter à  décaler notre regard.

    - Il invente le concept d"Art Pollution"qui consiste par exemple à fixer une toile contre le mur d'un parking, au bout de quelques mois, les émissions de gaz d'échappement auront imprimé leur marque, de façon quasi esthétique, sur la toile. Le résultat est surprenant, cette démarche, d'apparence anodine, pousse à une profonde réflexion sur la question écologique (que rejetons-nous dans la nature?) et le débat artistique sur le beau et le laid.

    - Il crée le concept de toiles en forme de fûts de pétrole. Une manière de questionner la montée galopante du prix du baril, sans nécessairement être revendicateur.

    Nicolas Noverraz aime peindre des matières, des machines, des détails à la manière des hyperréalistes. Mais contrairement à eux, il ne se centre pas sur le brillant, le flambant neuf mais cherche à capter la poésie du caniveau et met en valeur ce qui est vieux, sali. Il cherche à "faire du beau avec du moche". Pour lui, le rôle de l'artiste consiste davantage à porter un regard sur notre système pour signaler les déviances de celui-ci. 

  • COLLECTION : Art Pollution